1940.12.11 - Les Actualités Mondiales Le Maréchal Pétain a Lyon

Vidéo regardée 6,742 fois depuis le 29/08/2010

A la suite des événements du 6 février 1934 et après la démission du gouvernement Daladier, le Président de la République, Albert Lebrun, s'adresse à Gaston Doumergue, ancien Président de la République, pour former le nouveau Cabinet. Doumergue fait alors appel au maréchal Pétain, pour prendre le ministère de la Guerre. Pétain, qui aurait préféré le ministère de l'Education Nationale, accepte cependant et fait ainsi ses premiers pas en politique.

Le gouvernement Doumergue tombe en novembre 1934 et l'opinion est de plus en plus favorable au maréchal Pétain. Gustave Hervé qui dirige le journal " La Victoire ", traduit le vœu de l'opinion publique, en février 1935, dans un article resté célèbre : " C'est Pétain qu'il nous faut ".

En avril 1935, Léon Daudet écrit dans l'Action Française : " Le véritable Président du Conseil, à l'heure actuelle devrait être le maréchal Pétain, avec les pleins pouvoirs ". Le 1er juin 1935, Pétain accepte un poste de ministre d'Etat dans le ministère Fernand Buisson, qui réclame des pouvoirs exceptionnels pour résoudre la crise. Ce ministère tombera le jour même.

C'est ensuite la victoire du Front Populaire en 1936. Le maréchal Pétain se retire de la vie politique, mais reste en contact avec l'opinion nationale et internationale et porte avec prestige la parole de la France.

Le 14 mai 1940, après la drôle de guerre, l'offensive allemande enfonce le front français à Sedan ; la route de Paris est ouverte.

Le 17 mai, le président du Conseil Paul Reynaud, rappelle d'urgence le maréchal Pétain qui avait été envoyé en qualité d'ambassadeur extraordinaire en Espagne auprès du général Franco pour occuper le poste de vice-président du Conseil. Ne partez pas Monsieur le Maréchal lui dit Franco : " vous êtes le vainqueur de Verdun, n'associez pas votre nom à la défaite que d'autres ont subie ". Je sais cela Général, répond-t-il :" mais ma patrie m'appelle et je me dois à elle, peut-être est-ce là le dernier service que je pourrai lui rendre ".Une page nouvelle s'ouvre.

Le général Weygand est nommé à la tête des armées en remplacement du général Gamelin, mais il est trop tard . C'est le drame de Dunkerque, les Anglais rembarquent et rejoignent leur pays. Notre armée est coupée en tronçons, elle ne livre plus ça et là que des combats héroïques mais sans espoir, pour l'honneur du drapeau. Paris va être perdu, le Gouvernement part s'installer à Bordeaux. Des centaines de milliers de Français et de Belges l'accompagnent dans sa fuite, c'est l'exode de toute une population chassée de ses foyers par une panique sans mesure qui tourne à la débâcle.

Le 12 juin , le général Weygand constatant l'impossibilité de regrouper l'armée et d'arrêter l'ennemi, conseille l'armistice au plus tôt afin d'éviter de plus grands dommages. Paris est occupé le 14 juin 1940. l'Angleterre, menacée d'invasion, refuse de nous envoyer des renforts. L'Amérique, par la voix de son Président , nous assure de " son extrême sympathie ". La France est seule devant son malheur, chaque jour qui passe rapproche l'ennemi des bords de la Méditerranée. La marée allemande menace de recouvrir tout le pays et d'envahir l'Afrique.

Le maréchal Pétain refuse de quitter le sol métropolitain : " Il est impossible, sans déserter, d'abandonner la France, le devoir du Gouvernement est, quoi qu'il arrive, de rester dans le pays, sous peine de ne plus être reconnu comme tel. Priver la France de ses défenseurs naturels dans une période de désarroi général, c'est la livrer à l'ennemi, c'est tuer l'âme de la France. Je resterai parmi le peuple français, pour partager ses peines et ses misères ".

A propos - Contact - Copyright © 2010 - 2015